Beaune
A la mort de Charles le Téméraire, survenue devant Nancy en 1477, Louis XI conçut le dessein de posséder la Bourgogne ; ne pouvant l’avoir par la négociation, il décida de la dominer par la force.
Il assiégea les principales villes, dont Beaune. Dès le mois de mai 1478 ses troupes comblèrent les fossés avec des troncs d’arbres et firent une faille dans le mur à l’endroit le plus favorable, Faubourg Saint-Jean. Les troupes de la ville commandées par Philippe de Chaumergy résistèrent pendant cinq semaines mais elles constatèrent que la brèche s’élargissait ; elles durent se rendre le 2 juillet 1478.
La maigre artillerie de la place fut remise à Charles de Longueval, lieutenant du Maréchal de Bourgogne, et les échevins durent payer au roi une amende de 40 000 écus.
Afin de pouvoir dominer la ville et surveiller les ennemis de l’extérieur Louis XI ordonna la construction d’une forteresse. Il choisit pour l’édifier la partie qui avait été attaquée par ses troupes. Jean Blasset de Saint-Pierre, Chambellan du roi, Sénéchal de Normandie, fût chargé de diriger ces importants travaux qui furent entrepris en 1479.
Au château de Beaune
il faut parler des fortifications de la ville de Beaune, de la construction de ce château et de son complet démantèlement.
Ces fortifications étaient déjà construites au XIIe siècle, mais sous les
derniers ducs, avec la prise en compte de armes à poudre à la fin du XIVe,
de nombreuses réadaptations ont été conduites sur les remparts avec
l'enchemisage des anciennes tours, par doublement pour les transformer en tours à canon.
A la mort de Charles le Téméraire, devant Nancy en 1477, Beaune est entourée d'un rempart large de 12 m., avec des fossés de 30 à 40 m. de large et, flanqués d'une vingtaine de tours. Cinq portes avec *herses et *ponts-levis permettent les accès vers l'extérieur.
Les 8 et 12 janvier 1477 on pensait à Beaune à secouer le joug contre
Louis XI. Pierre Clément et Guillaume Bouchard, échevins de la ville, se présentèrent au chapitre de Notre-Dame, et demandèrent une
conférence pour nommer le chevalier Christophe de Chaumergy, capitaine
Le soulèvement de Beaune eut lieu en avril 1478, pour le parti de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire. ( L'année commençait à Pâques et
comptait 300 jours seulement).
Louis XI assiégea la ville celle-ci fût prise le 2 juillet après cinq semaines de siège et décida dès-lors la construction de ce château, véritable forteresse à l'endroit exacte de la brèche faite par ses troupes de crainte des Bourguignons restés fidèles à Marie.
Cette forteresse fût commencée en 1482 par Jean Blosset de Saint-Pierre, chambellan du roi et sénéchal de Normandie, à l'intérieur des murailles et
tournée contre la ville à l'emplacement même de la tour porte Bataille.
Cette construction de fer de lance contre la ville et ses habitants se
poursuivit de 1497 à 1515, sous Louis XII, par l'extension vers l'est et la campagne de deux grosses tours bastions que Bernard Bouchard récupéra en 1810 de son beau-père et qui subsistent actuellement.
Le château fût terminé sous François Ier vers 1527.
La surface du château atteignit 45.000m2.
Pierre de Saint Julien de Balleure, auteur du plus ancien plan des
fortifications de la ville de Beaune disait , "Dans son ensemble le château de Beaune était si bien flanqué et fournie de tout point et artifice de fortification qu'on le tenait pour imprenable"
Henri IV, par lettres patentes du 19 août 1602, après la reddition des
Ligueurs du 26 mars 1595, ordonna de faire démolir le château côté ville,
pour éviter de nouveaux troubles.
Le 13 août 1780, la ville vendit l'emplacement du
château 5 220 livres aux entrepreneurs Moyen père & fils ; ils y établirent
des chantiers de charpente et de taille de pierre, démolissant entièrement les restes des bâtiments laissant libre l'allée de marronniers centrale baptisée " rue du Château .
Herse

La herse est une grille de fermeture d'une porte, glissant dans des rainures verticales, manœuvrée au moyen d'un treuil ou d'un contrepoids. Ce dispositif était souvent utilisé au Moyen Âge, à l'entrée d'un château fort. Le bas de la herse est souvent garni de pointes pour décourager quiconque de tenter de passer en dessous alors qu'elle descend.
Un pont-levis est un type de pont mobile défensif qui se baisse et se lève pour ouvrir ou fermer le passage au-dessus d'un fossé encerclant un ouvrage fortifié.
Trois phases de construction
La première phase, commencée sous Louis XI, en 1479, établit une construction uniquement dirigée vers la ville, avec une grosse tour et deux demi tours adossées à l’intérieur de la muraille urbaine. Construit rapidement et à moindre frais, ce Château eût pour seul objectif de surveiller étroitement la population beaunoise. Les ouvertures de tir n’étaient-elles pas en effet dirigées vers elle ?
La deuxième étape des travaux, sous Charles VIII, consista à renforcer cette construction sans en changer sa forme. Il s’agit d’améliorer la Porte Bataillée et de construire un fossé maçonné à fond de cuve vers la ville sur lequel reposait un pont dormant de bois.
Une troisième phase enfin, vers 1494, avec Louis XII, marqua une nouvelle conception des moyens défensifs, avec une extension vers la campagne, qui doublait la superficie intérieure. Bien que l’existence même de la Porte Bataillée était remise en cause par ce nouveau tracé l’incorporant intra-muros, elle garda toute sa raison d’être tant que la nouvelle clôture n’était pas refermée. Désormais, c’était moins le contrôle des beaunois que celui des routes de Dijon et de Seurre qui importait.
Aux yeux de Vauban, cette forteresse, dont le cout total atteignit tout de même la somme de 300 000 livres, représentait un véritable chef-d’œuvre de défense militaire. A l’aspect architectural s’ajoutaient sur les tours et les courtines des roues de la fortune (il y en aurait eu 56 en tout), des porcs-épics (29 à l’origine), symbole de Louis XII, des lettres L couronnées (25 vraisemblablement), des lettres A entre deux hermines, monogramme d’Anne de Bretagne, épouse de Louis XII. Mais la plupart furent détruits pendant la Révolution, où tout ce qui pouvait rappeler la royauté fût sauvagement saccagé. Quant aux deux tours dirigées vers la ville, elles n’avaient d’autres décorations que leurs meurtrières.
Un cadre exceptionnel
C’est dans une forteresse, construite dès le XIème siècle et parachevée au XVème siècle par le roi Louis XII, que s’est établie la Maison Bouchard Père & Fils en 1820. Situé au cœur de Beaune, ce site extraordinaire, classé « Monument Historique », offre un cadre d’exception pour nos visiteurs et, surtout, des conditions de conservation exceptionnelles pour nos Grands Vins. C’est en effet dans les caves souterraines, derrière des murs de 7m d’épaisseur.









Ville De Beaune









Chevet de la collégiale Notre-Dame de Beaune
Les chanoines entreprirent de faire bâtir l'édifice au milieu du XIIe siècle et la construction, d'est en ouest, ne s'acheva qu'au début du XIIIe siècle. Les bâtiments canoniaux datent de la fin du XIIe siècle, le porche du milieu du XIIIe siècle.
Après l'incendie de 1272, des travaux furent entrepris ; les parties hautes de l'abside furent reconstruites au niveau de l'arcature aveugle : les fenêtres romanes furent remplacées par d'immenses fenêtres gothiques à remplages et des arcs-boutants établis sur les contreforts romans du déambulatoire ; les corniches et les fenêtres du déambulatoire furent remaniées, les toitures et la tour du transept modifiées.
Les chapelles furent ajoutées du XIIIe siècle au XVIe siècle ; les plus remarquables sont la chapelle Saint-Léger ornée de peintures murales et la chapelle Bouton datée de 1530. La flèche gothique de l'église fut remplacée par un toit à l'impériale construit de 1580 à 1588, sur les plans d'Hugues Sambin.
En 1844, Violet-le-Duc établit un devis de restauration ; les travaux furent exécutés à partir de 1860 sous la direction de Maurice Ouradou, l'architecte beaunois Alphonse Forest étant inspecteur des travaux.
Description
Tapisserie du chœur : L'annonciation
L'église comprend une *nef à deux-bas côtés, un transept et un chœur avec abside, déambulatoire et chapelles rayonnantes. La nef, le *transept et le *chœur sont couverts de voutes en berceau brisé, les bas-côtés et le déambulatoire de voutes d'arêtes, le porche, *l'abside, les chapelles, le cloitre et la salle capitulaire de voutes d'ogives, la chapelle Bouton d'un plafond.
À gauche du chœur se trouve l'ancienne sacristie, à droite, à l'étage, l'ancienne chapelle Saint-Michel (oratoire privé de Nicolas Rolin) dont l'abside, éclairée par une fenêtre plein-cintre, est supportée par un cul-de-lampe et couverte d'une terrasse bordée d'une balustrade. Un couloir permettait la communication avec le bâtiment canonial. Le portail du bras droit du transept ouvre sur une galerie de cloitre à sept travées que surmonte une partie des anciens bâtiments canoniaux, actuellement utilisée comme presbytère.
Transept
Transept et autres parties d'une église
Le transept est une nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église et lui donne la forme symbolique d’une croix.
Outre ce côté symbolique, le transept participe à la solidité de l'édifice à la manière de deux arc-boutants géants.
Dans les plus grands édifices, il peut être flanqué de collatéraux.
La croisée du transept est la partie centrale, commune au vaisseau principal. Le plus souvent, elle sépare la nef et le chœur. Elle peut être surmontée d'une tour-lanterne.
Dans de petites églises pauvres (exemple du sud des Alpes), le transept est absent, ou remplacé par un faux transept formé de deux chapelles latérales.
Chœur
En architecture le chœur, du grec Khorol (ensemble de chanteurs), est la partie du plan d'une église prévue pour les clercs et les chantres. Il peut comprendre le sanctuaire où se déroule le cérémonial liturgique autour du maitre-autel, lieu le plus important de l'église
Le chœur est la partie de l'église éservéeau clergé, quelquefois appelée chœur liturgique pour la distinguer du chœur architectural qui comprend l'ensemble de la nef située autour du chœur liturgique (collatéral du chœur).
Le chœur peut comprendre des travées et se terminer par une abside cintrée ou polygonale, mur plein s'il n'y a pas de déambulatoire ou rond-point dans le cas contraire, ou par un mur plat d'un chevet plat.
Le corps ecclésiastique est divisé en Haut-chœur qui comporte les dignitaires hiérarchiques et en Bas-chœur le bas clergé, les clercs et les laïcs, réunis autour des choristes, autrefois professionnels (et souvent amenés, du moins pour les principaux, à prendre les ordres, mineurs comme celui de lecteur, ou majeurs comme ceux de sous-diacre, diacre ou prêtre). Dans un collège de chanoines, ils pouvaient aussi bénéficier d'une semi-prébende canoniale, ou même d'une prébende, affectées aux stalles inférieures du Haut-chœur.
En Occident, le chœur est situé dans la partie occidentale de l'abside, entre la croisée du transept et la partie orientale de l'abside où se trouve l'autel. Dans les abbatiales, il est réservé aux moines.
L'architecture carolingienne introduira les églises à double chœur symbolisant la complémentarité entre le pouvoir de l'empereur et celui du pape. Les deux chœurs se font alors face, à chaque extrémité de la nef, le chœur puis le chœur liturgique vers l'assistance et le contre-chœur en tribune à l'opposé. Cette tradition s'est poursuivie dans l'architecture ottonienne et l'architecture romane allemande. La présence d'un chœur dans l'ouest du bâtiment a entrainé le développement d'un important massif occidental ou West bau.
En Orient, il y a généralement deux chœurs situés dans les bras du transept : le premier chœur au sud et au nord le deuxième chœur.
L'abside, fermée par l'iconostase, est toujours réservée aux célébrants.
Abside
Abside semi-circulaire unique de l'église Saint-André d'Autun L'abside1, du latin basis lui même dérivé du grec ἁψίς (voute,
arcade), est la partie qui termine le chœur d'une église, soit par
n hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat.
L'abside, située à l'arrière du chœur est généralement orientée vers l'est.













Beaune