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17 avril 2016

Le Mont De Marcilly-Sur-Tille

 Le Mont De Marcilly-Sur-Tille

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Le Mont  Afficher l'image d'origine

Balade sur un site à la confluence des influences méditerranéenne et su montagnarde qui explique la diversité des espèces présentes :orchidées bouc, Inule des montagnes, Marguerite de la Saint Michel.sur 1 500 m avec très beau panorama au sommet.

Butte calcaire au nord de Dijon, ce mont abrite un très bel ensemble de pelouses sèches. Les multiples influences climatiques auxquelles est soumis le site sont à l'origine d'une diversité floristique exceptionnelle.

  Ouvert Au Public 

 Un sentier de découverte fléché, avec des balises
d'observations numérotées, vous permet de découvrir
les richesses naturelles du Mont. Ces balises renvoient
à des explications données dans ce dépliant-guide. Ne
sortez pas du sentier afin de ne pas détériorer et
perturber la vie animale et végétale.
Un sentier de découverte balisé, d'accès libre
est ouvert toute l'année.
Durée : 1 h 30 environ (1,5 km).
Équipements : prévoir de bonnes chaussures
et des jumelles.
La saison la plus favorable pour observer les
plantes et les oiseaux se situe de fin mars à
août en fonction des conditions climatiques.

La nature reçoit volontiers.
En échange, elle ne demande à ses invités qu'un
peu de bon sens et de civilité... bien naturelles !

Accès 

Marcilly-sur-Tille se trouve à 20 km au Nord de
Dijon. L'accès au Mont peut se faire soit par la N 74, en passant par Til-Châtel, soit par la D 3, en passant par Is-sur-Tille.
Sur la route D959 entre Marcilly-sur-Tille et Til-Châtel, des
flèches marrons «SENTIER BOTANIQUE» vous indiqueront

chemin à prendre pour accéder au parking.


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17 avril 2016

Contes et Légendes de Bourgogne

 

Le trésor de Bibracte 

Bibracte n'est pas sur les cartes mais pour le localiser il se trouve à la limite entre les départements de la Nièvre et de la Saône-et -Loire, à cheval sur les deux communes de Saint-Léger-sous-Beuvray et de Glux-en-Glenne.

La Wuiwre est en fait une belle jeune femme aux cheveux très noirs relevés en couronne, et sur lesquels est posée une torsade en argent figurant un mince serpent. Sur son front, une escarboucle, un rubis étincelants.

La Wuiwre veillait sur ce trésor enfoui dans les entrailles de la terre. La caverne était fermée par une grosse pierre. Celle-ci ne se déplaçait que dans la nuit de Noël. On pouvait alors pénétrer, contempler le trésor, et même prendre dans ses mains quelques pièces ou quelques bijoux ? sans pour autant avoir le droit de rien emporter.

Une brave veuve qui habitait dans un village des environs décida de monter au Beuvray avec son petit garçon au cours de la sainte nuit.

Le petit garçon avait été bien sage pendant toute l'année, il avait aidé sa maman du mieux qu'il avait pu, il avait gardé les deux chèvres pendant qu'elle faisait les gros travaux à la maison et dans le champ, et ce voyage, c'était sa récompense.

-Tu vas voir, lui disait-elle pendant qu'ils montaient l'abrupte côte, tu vas voir de belles choses.

En même temps, elle pensait qu'elle pourrait emporter éventuellement quelques pièces ou bijoux. Oh ! pas beaucoup, deux ou trois pièces, quatre peut-être, et trois ou quatre bijoux, cinq peut-être, mais pas davantage : elle ne commettrait, après tout, qu'un tout petit larcin.

Lorsque, un peu essoufflés, ils parvinrent au sommet du mont, ils cherchèrent la grosse pierre. La nuit était noire, et ils ne voyaient rien. Ils restèrent quelques minutes à essayer de percer l'obscurité, mais en vain. Un grand silence pesait sur la montagne, et le petit garçon n'était pas très rassuré.

Soudain, non loin d'eux, un léger sifflement se fit entendre : c'était la Wuiwre qui ordonnait à la pierre de se déplacer. Un rayon lumineux, léger comme un feu follet, sautillait sur le sol, allait sur la pierre mouvante, et pénétrait même dans la cavité qui venait de s'ouvrir, faisant scintiller les bijoux amoncelés. Le rayon bougea encore et se posa une seconde sur la maman et, un peu plus longtemps, sur le petit garçon. Celui-ci ressentit une curieuse impression de bien-être, au point qu'il aurait aimé qu 'elle ne cesse jamais, que cela dure jusqu'à la fin des temps.

Mais la Wuiwre avait autre chose à faire que de caresser que les cheveux et le visage d'un petit garçon. La nuit de Noël était la seule de l'année où elle pouvait abandonner son poste de gardienne, et elle en profitait pour aller faire le sabbat plus loin, dans d'autres montagnes : elle y rejoignait un troll, ou un lutin, ou un djinn, ou un farfadet.

Le garçon s'envola donc, et la Wuiwre également. Le petit garçon pénétra dans la caverne, et sa maman derrière lui.

La lune venait juste de se dégager des nuages qui la cachaient, et sa clarté permettait de voir, presque comme en plein jour, ce qui se trouvait dans cette caverne : des pièces d'or et d'argent, et puis des bijoux, des pierreries, des bagues, des colliers, des bracelets, des broches, des boucles d'oreilles.

L'enfant regardait, touchait, tournait et retournait toutes ces belles choses, et s'en amusait sans se lasser. La mère, qui avait vu partir la Wuiwre , emplit de bijoux les deux poches de son tablier. Elle pensait pouvoir les écouler un à un. Pas au même endroit, cela aurait paru suspect : elle irait un jour à Autun, un autre jour à Château-Chinon, une troisième fois à Luzy, et elle se débrouillerait avec les changeurs.

Toute la nuit, ils demeurèrent dans l'antre aux merveilles. Le petit garçon ne cessait de jouer : il mettait une dizaine de pièces en tas, puis détruisait ce tas d'une pichenette. Il prenait un collier, essayait de compter le nombre de perles, se trompait, recommençait, se trompait encore, et reposait le collier pour prendre une bague, deux bagues, et davantage encore, qu'il mettait à tous ses doigts, mais qui tombaient et qu'il ne ramassait pas.

La maman était sortie de la caverne. Dans le ciel, la lune avait changé de place et, du côté de l'est, un frémissement annonçait l'aube proche. La Wuiwre n'allait pas tarder à revenir et à refermer l'entrée.

-Sors ! Sors vite ! La fête est finie !

Mais l'enfant continuait de jouer et il n'obéissait pas.

Un sifflement : la Wuiwre était de retour.

-Vite ! Vite ! Sors !

Le sifflement se continuait, et la grosse pierre commençait à bouger.

L'enfant finit par s'arracher à ses jeux et s'apprêta à sortir de la caverne, mais la pierre en avait déjà bouché l'issue et il se trouva enfermé.

La mère cria, pria, pleura. Rien n'y fit, son petit était prisonnier de la montagne, prisonnier du trésor de Bibracte, prisonnier de la Wuiwre.

Le jour était maintenant venu, et la mère s'aperçut que les pièces et les bijoux qu'elle avait mis dans son tablier étaient devenus de simples cailloux . Elle les laissa sur place, à l'entrée.

Elle pleura encore, beaucoup moins sur la disparition de ces richesses que sur celle de son enfant.

Pendant les douze mois qui suivirent, elle remonta chaque jour au Beuvray, quel fût le temps. Elle essayait de déplacer la pierre, de pénétrer à l'intérieur, d'appeler, de voir ce qui s'y passait ? sans résultat. La Wuiwre demeurait intraitable.

Enfin, Noël revint, et elle retourna encore au sommet du mont. Elle vit briller l'escarboucle de la Wuiwre. Quand le rayon se posa sur elle, elle connut à nouveau la douceur et le bien-être. Le rayon repartit, revint sur elle, la caressa longuement. Puis un sifflement se fit entendre, la grosse pierre bougea et dégagea l'entrée de la caverne.

Elle poussa un cri de joie ; et son petit garçon était là, qui jouait. Tout joyeux, il embrassa sa maman qui le trouva plutôt grandi.

Il prit sa main et, sans attendre la fin de la nuit, il descendirent lentement jusqu'à leur maison. Les poches du tablier de la mère étaient gonflés. Les cailloux laissés à l'entrée l'année précédente étaient redevenus des bijoux, et elle était autorisée à les emporter. La Wuiwre avait pardonné.

 

   La Pierre de la Wiwre au Mont

  Beuvray. 

 

Le Mont-Beuvray (Bibracte des Eduens) célèbre à la fin de l'indépendance gauloise par la réunion des chefs gaulois pendant la guerre des Gaules, possède un rocher imposant connu sous le nom de Pierre de la Wiwre ou Theureau de la Wirve ou Theureau de la Wivre.
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Sous cette pierre, un serpent volant cachait un trésor qu'il défendait âprement mais une fois l'an, il déplaçait le rocher et étendait sa fortune au soleil, pendant la procession, le dimanche de Pâques. On disait volontiers que si une personne jetait de la mie de pain sur les richesses, tout ce qui serait ainsi touché appartiendrait à l'heureux personnage. Si quelqu'un parvenait à voler le trésor, pour échapper à la wivre, il suffisait de pouvoir franchir de l'eau, ne serait-ce qu'un mince ruisseau.
Certains affirment  que le trésor était accessible pendant la messe de minuit de Noël. D'autres enfin disent que pendant les douze coups de minuit la pierre tourne. La légende rapporte donc, qu'une femme pendant ce laps de temps s'empara du trésor mais en oublia son enfant emprisonné sous la pierre. Sur les conseils du curé, elle apporta chaque jour du lait et du miel à l'enfant et au bout d'un an, rapportant les richesses, elle retrouva l'enfant vivant. La wivre avait pris soin de l'enfant La wivre se déplaçait parfois et allait à Thouleurs puis aux roches de Glenne.
La pierre est sur l'Oppidum de Bibracte au mont Beuvray.

17 avril 2016

Pernand-Vergelesses

 

Pernand-Vergelesses

 

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En 1925, Jacques Copeau, Fondateur du Théâtre du Vieux Colombier à Paris, se fixa au village avec sa troupe et sa famille, et imprégna Pernand d'une tradition culturelle vivace.
Le visiteur prendra plaisir à parcourir les rues du village, il y découvrira l'église du XIIème siècle, montera au sommet du village et admirera depuis le site de l'oratoire "Notre Dame de Bonne Espérance" le vaste panorama du vignoble.

Pernand-Vergelesses est un petit village français, situé dans le département de la Côte-d'Or et la région de Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Pernandais et les Pernandais.

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        Pernand-Vergelesses

est un beau village de la Côte de Beaune adossé à la colline de Corton, au nord de Beaune,qui possède cinq premiers crus. Mais l'eau est aussi présente dans ce village dédié au vin blanc, peu après l'église, on trouve cette fontaine adossée à la plus ancienne maison du village; quelques marches conduisent au bassin, dans une niche on peut voir une belle vierge à l'enfant. Le bassin est enserré dans un mur semi- circulaire.

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                        Héraldique

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Blasonnement

 Coupé, au premier d'or à l'aigle bicéphale couronnée de sable, au second d'azur au lion d'or

Personnalités liées à la commune

En 1925, Jacques Copeau, fondateur du théâtre du Vieux-Colombier , se fixa au village avec sa compagnie. 

 

Jacques Copeau

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Jacques Copeau, né à Paris le 4 février 1879, décédé à Beaune le 20 octobre 1949, est une personnalité d'importance majeure dans le monde intellectuel et artistique français de la première moitié du XXe siècle, principalement dans le domaine du théâtre.

Critique de théâtre pour plusieurs journaux parisiens, il participe à la création de La Nouvelle Revu française en 1908, avec des amis écrivains tels que André Gide et Jean Schlumberger. Il fonde le théâtre du Vieux-Colombier en 1913, qu'il dirige pendant plusieurs années, puis monte une école d'art dramatique en réaction à l'enseignement prodigué au Conservatoire.

Le théâtre français du XXe siècle est marqué par la pensée de Copeau. Albert Camus déclare ainsi : « Dans l'histoire du théâtre français, il y a deux périodes : avant et après Copeau »

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17 avril 2016

Le songe de Charlemagne

 

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Le sanglier venait d'être blessé. Rendu furieux, il poussa un hurlement et fit face à son agresseur.

Celui-ci se crut perdu : il était seul dans la forêt, personne ne pouvait lui porter secours. Déjà, il croyait sentir les dents de l'animal se refermer sur lui.

Allait-il mourir ainsi, sottement, devant un sanglier, alors que dans les nombreux combats qu'il avait livrés contre les hommes, il avait toujours eu le dessus ?

Au moment où la bête allait se précipiter sur lui, le chasseur aperçut, sur le sol, un petit enfant nu.

Un enfant ou un ange ? Il ne savait pas, il n'avait guère le temps de se poser la question. Quoi qu'il en soit, ce ne pouvait être qu'un envoyé de Dieu. Aide-moi, je t'en conjure. Je m'appelle Cyr, et je veux bien t'aider, répondit le petit. Mais il faut me faire une

promesse : je veux un vêtement pour me couvrir, car, tu le vois, je suis nu.

Chose étrange, le sanglier s'était arrêté : il se contentait de gronder et de secouer sa hure.

Je promets, dit le chasseur. Aussitôt, l'enfant monta sur le dos du sanglier et il le tint immobile. Le chasseur se précipita et donna à la bête le coup fatal. Charles s'éveilla, couvert de sueur. Quel rêve ! Quel cauchemar ! Un cauchemar qui s'était quand même bien terminé, grâce à cet enfant, à cet ange, ce ne pouvait être qu'un ange, du nom de Cyr. Qu'est-ce-que cela peut bien vouloir dire ? se demandait-il. Il était étonné, et, davantage encore, mortifié de ne pas comprendre. Pourtant, il était le maitre, il régnait sur un immense territoire s'étendant à l'Elbe à l'Ebre, il avait été couronné empereur par le pape lui-même. Et, lui que l'on appelait Charles le Grand, Charlemagne, il demeurait incapable de savoir ce que ce songe signifiait. Comment pourrait-il tenir sa promesse ? Comment pourrait-il vêtir le petit enfant tout nu ? Pendant plusieurs jours, il posa ces questions aux membres de son entourage, à ses ministres, à ses conseillers : aucun ne fut en mesure de lui donner la moindre explication. Il eut alors l'idée de convoquer tous les évêques de son Empire. Eux, au moins, sauraient.Car eux, ils étaient en rapport avec Dieu.

Ils accoururent tous, de France, d'Espagne, de Lombardie, de Bavière, de Saxe, du Jutland, de Hongrie. Tous étaient arrivés à cheval, à l'exception d'un seul, qui s'appelait Jérôme et qui venait de France, plus précisément de la ville de Nevers. Il était monté sur un âne, car il était trop pauvre pour s'acheter un cheval : tout l'argent qu'il avait, il le donnait aux indigents.

Assis sur un trône surélevé et placé sous un dais écarlate, vêtu d'un ample costume bleu rehaussé d'or, la couronne impériale sur la tête, Charlemagne, de sa voix puissante qui parvenait sans peine jusqu'au fond de l'immense salle, remercia les prélats venus de si loin à son appel. J'ai besoin de vos lumières, dit-il. Il raconta dans le détail le rêve qu'il avait fait quelque temps auparavant et demanda aux évêques quelle en était, selon eux, la signification. Beaucoup demeurèrent cois. D'autres, désireux sans doute de se faire remarquer de l'empereur, donnèrent des réponses assez fantaisistes qui n'eurent d'autre résultat que de déchainer des rires dans l'assistance. Charlemagne, lui, commençait à s'irriter, lorsque Jérôme, qui était demeuré silencieux depuis le début, demanda : Vous avez bien dit, Seigneur, que l'ange s'appelait Cyr ? Cyr, en effet : c'est le nom qu'il m'a donné. Eh bien, Cyr est un de nos saints martyrs. Il est le fils de sainte Juliette, également martyrisée. Dans ma ville de Nevers, il est honoré dans un tout petit édifice, et il aimerait, je pense, qu'on lui consacre une basilique, voire, pourquoi pas, une cathédrale ?

Le visage de Charlemagne se dérida, et il félicita Jérôme de sa réponse fort pertinente. Puisqu'il en était ainsi, puisque saint Cyr réclamait un sanctuaire plus grand, on ferait droit à son désir. L'Eglise de Nevers se verrait dotée de trois châtellenies à Urzy, Précy et Prémery. Jérôme regagna son diocèse des bords de Loire. Avec le revenu des châtellenies, il fit bâtir une cathédrale qui fut, en grande pompe, dédiée à saint Cyr et à sainte Juliette.

 

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17 avril 2016

Bèze

 

Bèze

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L’histoire écrite de Bèze commence à la fondation de l’Abbaye dite de Bèze-Fontaine. L’histoire du village et de l’abbaye sont alors intimement liées.

En 628, Dagobert Ier devient roi de Bourgogne et de Neustrie à la mort de son père Clotaire II. Conseillé par Saint Eloi, Saint Ouen et Saint Didier, il décide de rétablir l’autorité royale et vient en Bourgogne pour affirmer son pouvoir. Il est surnommé « le bon roi » par le peuple. Mais pour assoir son autorité, il demande à trois grands seigneurs, les ducs Amalgaire, Arnebert et Willibaud d’assassiner Burnulfe, l’oncle de son demi-frère, qui avait contesté le partage des terres franques entre les deux frères. Une fois rentré à Paris, le roi Dagobert regrette son action et pour racheter ses péchés auprès de Dieu, il décide de la création de l’abbaye de Saint Denis. Par ailleurs, il récompense royalement les trois seigneurs qui ont effectué l’assassinat qu’il avait décidé. Chacun d’eux reçoit de vastes terres .

Entre autres propriétés, le duc Amalgaire de Bourgogne reçoit la terre de Fons Besua et afin de racheter ses fautes, il décide d’y bâtir un monastère. Il est fondé sous le vocable de saint Pierre & Saint Paul, l’an 616 (suivant Mabillon), ou en 630 (suivant le P. Le Cointe), par cet Amalgaire, duc « bénéficiaire » de Bourgogne (titre non héréditaire), et Aquiline, sa femme. Waldalène, l’un de ses trois fils, est nommé premier abbé de Bèze.

Bèze est la quatrième abbaye mérovingienne créée dans le diocèse de Langres. Dès sa création, elle est dotée de biens considérables. Elles possède et a sous son autorité les villages de Viévigne, Beire, Treige, Spoy, Oisilly, Blagny, Crimolois. Elle a 12 pièces de vignes à Marsannay la Côte et d’autres vignes à Couchey et Beaune. Elle possède également des terres à Dijon, Longvic, Chenôve, Prenois, D'Aix et un grand vignoble à Gevrey avec serfs et serviteurs. En 655, l’abbaye possède une école monastique.

En 634, Amalgaire dote à nouveau l’abbaye en lui donnant les fiefs de Jancigny, Talmay et des terres à Heuilley-sur-Saône (bois de Chy), Perrigny-sur-l'Ognon et Pontailler-sur-Saône où l’abbaye fait construire une chapelle au vocable de Saint Hippolyte. Ces terres de Talmay et Heuilley vont rester propriétés de l’abbaye jusqu’en 1234, date à laquelle elles seront données par l’évêque de Langres à Guillaume II de Champlitte-Pontailler, malgré l’opposition des moines de Bèze. Se considérant spoliée, l’abbaye recourut alors à l’abitrage du pape Innocent IV… qui lui donna raison, par écrit, en 1245. Ce qui n’empêcha pas Guillaume II de garder ces terres, avec l’accord de l’évêque de Langres

La vie des moines au haut Moyen-âge

Prière et travail : la vie entière des moines est rythmée par cette cadence. Sept offices commandent la journée et les moines ont fort peu de sommeil.

En hiver (de novembre à Pâques), ils se lèvent à deux heures du matin pour chanter les nocturnes puis remontent achever leur nuit. Ils se lavent au lavoir puis gagnent leur stalle dans le chœur. Ils ont deux heures de lecture puis travaillent 7 heures d’affilée. Ensuite a lieu le repas suivi de lectures.

En été (de Pâques à novembre) ils travaillent dur de 6 heures du matin à 10 heures. Ils ont ensuite deux heures de lecture et leur repas. Puis ils vont faire une sieste ou de la lecture puis retournent travailler jusqu’au repas du soir qui a lieu avant la nuit.

Leur travail : Ils cultivent les champs ou les vignes. Ils entretiennent les jardins, les vergers ; ils réparent, construisent et aménagent les locaux. Ils labourent, moissonnent, conduisent le bétail aux prés et les pourceaux à la glandée. Ils étaient fermiers, bucherons, meuniers, boulangers et maçons.

L’abstinence et la sobriété étaient le fondement de la règle de Saint-Benoit et la viande était réservée aux malades.

Ils se nourrissaient de bouillie d’orge ou d’avoine, de légumes, de purée de pois ou de fèves et de fruits. Ils avaient aussi droit à du cresson, du sel, du pain et un demi-litre de vin par jour.

Les rations étaient doublées les jours de fête et agrémentées d’œufs, de poissons et de fromages.

Les vêtements : ils portaient une tunique en laine qui allait jusqu’à mi-jambe et portaient par-dessus la coule qui était une robe large et flottante qui allait jusqu’aux pieds et avait des manches longues. L’abbé leur distribuait leurs vêtements avec un mouchoir, un peigne de bois, un couteau, une aiguille, du fil, un stylet et une tablette pour écrire.

Ils dormaient tout habillé avec un drap de serge, une couverture et un oreiller.

Le silence était de rigueur absolue. Ces bénédictins sans barbe avaient la tête rasée à l’exception d’une couronne de cheveux au-dessus des oreilles.

Les punitions étaient sévères pour ceux qui désobéissaient et étaient même corporelles.

L’abbé élu avait autorité sur tous.

 

Fléaux et calamités de 660 à 937

 

Malgré ses richesses, la vie dans le monastère de Bèze est précaire et laborieuse. Les moines doivent assainir les sols marécageux et endiguer la rivière pour se préserver des inondations. Mais les moines ne sont pas au bout de leurs peines car entre 660 et 937 l’abbaye est détruite 7 fois. Entre 655 et 660, le duc Amalgaire meurt. Les terres de l’abbaye sont dévastées, des nobles francs contestant la proprio de terres que l’abbaye possède. L’abbaye est mise à sac. Afin de la protéger, Waldalène obtient l’appui du roi Clotaire III qui signe en 664 une ordonnance de restitution des terres spoliées. Grâce à l’action énergique du duc de Langres, Silchelme, l’abbaye retrouve ses biens dès 666.

En 676, l’abbaye est dévastée une seconde fois par une armée austrasienne appelée par le duc des Attuariens, Aldaric, pour l’aider dans des querelles avec Ebroïm, le maire du palais des royaumes francs de Neustrie et Bourgogne. Cette armée de soudards—commandée par le roi Dagobert II --- est vaincue et le duc Aldaric qui l’avait fait venir est dépouillé de ses biens. Ceux-ci furent donnés à l’abbaye. Vers 731, les Sarrasins atteignent Bèze. Le monastère ainsi que la région sont dévastés. Autun est détruite la même année. Charles Martel les arrête à Poitiers. En 752, Pépin le Bref donne à son demi-frère Rémi, âgé de 18 ans, plusieurs abbayes en Bourgogne. Rémi, qui mène une vie de débauché, finit par confier l’abbaye de Bèze à sa favorite Angla. Elle continue à dépenser les richesses de l’abbaye et la ruine. Puis l’abbaye est désertée à cause d’une épidémie de peste ou de choléra.{Grâce à sa haute naissance, vers 762, Rémi est nommé archevêque de Rouen où sa conduite est exemplaire, ce qui lui valut d’être canonisé}

En 888, c’est l’invasion normande. Les cinq moines, un prêtre et un enfant restés sur place pour défendre l’abbaye sont tués. Les Normands dévastent, saccagent et ravagent tout sur leur passage. La vieille grotte sert d’abri aux hommes du village et aux moines qui s’y sont cachés. Une terrible famine a lieu après le départ des Normands car leur armée avait anéanti les récoltes. L’abbaye est désertée.

En 900, l’abbaye est restaurée, elle s’entoure de fortifications. En 935-936, les Hongrois entrent en Bourgogne, ils mettent le feu à l’abbaye en passant. En 937, les Hongrois reviennent et incendient à nouveau l’abbaye qui est détruite de fond en comble. Une immense famine succède à la ruine générale. L’abbaye restera déserte pendant 51 an

L’église Saint-Rémi

La première chapelle paroissiale remonterait au VIIe siècle. La première église fut construite en 960 par les villageois et placée sous le vocable de Saint-Rémi (un tableau à l’intérieur de l’église illustre cet évènement).

Saint Rémi fut l’évêque qui baptisa Clovis et 3000 de ses soldats à Reims en 498. Cette église fut reconstruite de nombreuses fois car elle fut, comme le village et l’abbaye, détruite et incendiée 7 fois dans son histoire.

En 1119  Joceran de Brancion  évêque de Langres, consacra l'église.

L'église est reconstruite en 1209.

Elle est détruite pour la dernière fois en 1636 par Matthias Gallas.

En 1768, son état était tel qu’il nécessita une reconstruction presque totale sous la direction du curé Guelaud qui fut le premier maire de Bèze, en 1790.

Une restauration totale de l'extérieur et de l'intérieur a été faite de 1995 à 1997 par la municipalité et une association de bénévoles.

À l’extérieur, on peut voir une statue en pierre sur un piédestal qui représente le Christ au lien (ou le Dieu de pitié). Il est appelé ainsi parce qu’il a les mains jointes. Ses amputations de la tête et de la jambe gauche sont sans doute l’œuvre de vandales. À côté est érigée une croix qui faisait partie de l’ancien cimetière.

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L’école monastique

L’abbaye de Bèze fut une des premières à posséder une école monastique, dès 655. Celle-ci se trouvait dans l’enceinte de l’abbaye afin d’éduquer les jeunes moines. Plus tard, elle reçut des enfants des seigneurs et des nobles désirant s’instruire.

Pour faire face à son succès grandissant, une école extérieure fut fondée en 1280. En 1380, elle accueillait 40 garçons et 20 filles. Sa façade a été plusieurs fois remaniée. On peut remarquer des tripodes (trèfles) au-dessus des fenêtres, des têtes sculptées et des arcades de style gothique. En 1872 « l’hôtel du vieux monastère » s’y installa, puis une épicerie et la gare des autobus reliant Dijon à Gray.

La façade a failli partir pour les États Unis en 1913. Ce bâtiment fut sauvé de la démolition et il obtint son classement par les Beaux-arts en 1914.

Village

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  Le grenier à grains

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  C’est la plus ancienne maison de Bèze. Le premier étage servait de grenier à grains pour le monastère. En face, on voit une maison à colombage très ancienne elle aussi.

Les grottes de Bèze

Ces grottes se visitent de mai à septembre tous les jours, ainsi qu’en avril et en octobre tous les week-ends. En effet, elles sont remplies d’eau jusqu’au plafond pendant le reste de l’année. Pendant la période de visite, ces grottes se visitent à pied et en barque. Connue, dans sa partie initiale, depuis le moyen âge, la Grotte de la Crétane servait de refuge aux moines et aux villageois en cas d’invasion du bourg.

Lac qui se déverse à l’air libre par un siphon de type "vauclusien" dont le débit peut atteindre 20 m³ / seconde. Aménagée en 1970, puis restaurée en 1990, la grotte et le lac sont éclairés.

L’existence de la première grotte est très ancienne. Les habitants utilisaient cette cavité pour se cacher lors des invasions ou lors des nombreux pillages et destructions vécus dans le village. Ils auraient même utilisé cette cavité pour y déposer ce qu’ils avaient de plus précieux puis rebouché l’entrée.

La seconde grotte fut découverte le 16 septembre 1950 par les membres du spéléo-club de Dijon. Cette cavité occupée par une rivière souterraine est ouverte au public du printemps à l’automne. Sa visite s’effectue en barque et est commentée.

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17 avril 2016

Roseraie De Chalons-Sur-Saône

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Il faut longer les quais de la Saône depuis le centre ville de Chalon pour découvrir la remarquable Roseraie Saint Nicolas...
Installée dans le parc de loisirs du même nom, la roseraie propose l'une des plus belles collections de roses, avec plus de 600 espèces différentes et 26.000 rosiers disséminés en parterre sur les cinq hectares du jardin, au milieu des étendues de pelouse sur lesquelles poussent conifères et pommiers.
Deux kilomètres de sentiers pour découvrir les différentes variétés de roses, leur histoire longue et ponctuée de temps à autres de grands personnages, d'évènements importants... Rustiques ou fragiles, anciennes ou hybrides, sauvages ou cultivées, rouges, blanches ou jaunes.... les roses sont omniprésentes, utilisées juste pour le plaisir des yeux mais aussi pour leur parfum et leurs douces vertus apaisantes...
On apprécie aussi de pouvoir admirer des variétés de rosiers fleurissant quelque soit la période de
l'année dans ce jardin que l'on visite librement...

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17 avril 2016

St-Mitre les Remparts

St-Mitre les Remparts

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La fondation de St-Mitre (ou du moins celle du Castrum Sancti Mitrii) remonte sans doute au IXe siècle, mais c'est vers 1390-95, après la destruction de Castelveyre (St-Blaise) par les troupes de Raymond de Turenne, seigneur des Baux, que l'archevêque d'Arles autorise la population à agrandir le château et à étendre ses fortifications existantes visibles encore aujourd'hui.
Le moulin à vent construit
au XVIIe siècle.

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17 avril 2016

Château de Saint Romain

 

Petit randonnée du samedi

Visite du Château de Saint Romaine Haut

Dit “Le Vieux Château”

 

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À Saint-Romain, aussi étonnant que cela puisse paraitre, il est inutile de chercher le nom de ses habitants car ils n’en ont point. On les surnomme “ les Arabes ” en haut et les “ Bédouins ” en bas, « peut-être à cause des guerres des colonies », émet comme hypothèse Serge Grappin, chargé de mission à la Maison du patrimoine. Ce village de 230 habitants se compose de deux entités distinctes. Saint-Romain-le-Haut où se situent l’église du XVe siècle et les ruines du château, et Saint-Romain-le-Bas où il y a la mairie, l’école et où se déroule l’essentiel de l’activité du village.

Premières traces de vie

Pour avoir une vue générale de ce pittoresque bourg, rien de mieux que de monter sur les hauteurs des falaises afin d’admirer le paysage de Saint-Romain enclavé dans la vallée abritée par les falaises.

Justement, c’est à cet endroit, que les premières traces de vie remontent et dateraient du paléolithique moderne, soit environ 150 000 ans avant J.-C. Des chasseurs, trouvant le climat favorable, s’y sont installés, et ont chassé pour se nourrir grâce à la présence d’immenses prairies où vivaient mammouths et bisons. Grâce aux rochers percés, des grottes se sont formées, ce qui permettait de s’y abriter. Vers 4 300 avant J.-C., ce sont les paysans qui se sont installés, les territoires de chasse devenant les premiers champs.

Le site sera réoccupé durant la conquête romaine et les invasions barbares, les grottes serviront de refuges et de caches. Les fouilles ont révélé la présence de monnaies, de bijoux. Au XIe siècle, une petite aristocratie s’installe comme en témoignent les pièces de jeu d’échec, les instruments de musique et la construction du château.

Acheté en 1300 par les ducs de Bourgogne, il fut rasé à la Révolution. Les ducs achèteront l’ensemble de la seigneurie comprenant le village avec ses huit moulins tout comme d’autres bourgs, Orches, Evelle, Dracy, Baubigny et Melin. Les fouilles ont mis au jour une nécropole mérovingienne et les restes de la chapelle castrale, église paroissiale construite dans l’enceinte du château, ce qui est original. « Mais suite à des rivalités entre le pouvoir laïc et le pouvoir religieux, l’église quittera l’enceinte du château en 1492 », raconte Serge Grappin.

Vignoble classé Côte de Beaune

Un sentier archéologique fléché sur le site de l’ancien château fort évoque l’histoire du lieu tout en offrant un superbe point de vue sur la Côte de Beaune. On se rend compte que Saint-Romain-le-Haut est situé sur un éperon calcaire au milieu d’un bel hémicycle de falaises. Après la guerre de Cent ans, les paysans reviennent et trouvent des maisons en ruine. Ils n’ont pas le courage de tout reconstruire et vivent dans des habitations de fortune. Le sort frappera encore puisque la peste et la famine les toucheront en 1431. En conséquence, beaucoup de villageois meurent et un tiers des vignes disparait.

À la fin du Moyen Âge, l’église paroissiale est transférée de l’enceinte du château à l’emplacement de la chapelle d’un prieuré roman clunisien, au cœur du village haut.

À la Révolution, le village prend le nom de Belle-Roche et cette période fera le bonheur des villageois qui reconstruiront leur maison grâce aux pierres du château, transformé en immense carrière. Mais le phylloxéra décimera la population qui périra de moitié au XIXe siècle.

Le vignoble classé Côte de Beaune depuis 1947 constitue un des principaux atouts économiques du village où sont installés une dizaine de domaines.

 

À Saint-Romain, aussi étonnant que cela puisse paraîtres, il est inutile de chercher le nom de ses habitants car ils n’en ont point. On les surnomme « les Arabes » en haut et les « Bédouins » en bas, « peut-être à cause des guerres des colonies, » émet comme hypothèse Serge Grappin, chargé de mission à la maison du patrimoine.

Ce village de 230 habitants se compose de deux entités distinctes. Saint-Romain-le Haut où se situent l’église du XVe siècle et les ruines du château, et Saint-Romain-le-Bas où il y a la mairie, l’école et où se déroule l’essentiel de l’activité du village.

Pour avoir une vue générale de ce pittoresque bourg, rien de mieux que de monter sur les hauteurs des falaises afin d’admirer le paysage de Saint-Romain enclavé dans la vallée abritée par les falaises. Justement, c’est à cet endroit, que les premières traces de vie remontent et dateraient du paléolithique moderne, soit environ 150. 000 ans avant J.-C. Des chasseurs trouvant le climat favorable, s’y sont installés, et ont chassé pour se nourrir grâce à la présence d’immenses prairies où vivaient mammouths et bisons. Grâce aux rochers percés, des grottes se sont formées, ce qui permettait de s’y abriter. Vers 4300 avant J-C, ce sont les paysans qui se sont installés, les territoires de chasse devenant les premiers champs.

Le site sera réoccupé durant la conquête romaine et les invasions barbares, les grottes serviront de refuges et de caches. Les fouilles ont révélé la présence de monnaies, de bijoux. Au XIe siècle, une petite aristocratie s’installe comme en témoignent les pièces de jeu d’échec, les instruments de musique et la construction du château. Acheté en 1300 par les Ducs de Bourgogne, il fut rasé à la Révolution. Les Ducs achèteront l’ensemble de la seigneurie comprenant le village avec ses huit moulins tout comme d’autres bourgs, Orches, Evelle, Dracy, Baubigny et Melin.

Les fouilles ont mis au jour une nécropole mérovingienne et les restes de la chapelle castrale, église paroissiale construite dans l’enceinte du château, ce qui est original. « Mais suite à des rivalités entre le pouvoir laïc et le pouvoir religieux, l’église quittera l’enceinte du château en 1492 », raconte Serge Grabbin. Un sentier archéologique fléché sur le site de l’ancien château fort évoque l’histoire du lieu tout en offrant un superbe point de vue sur la Côte de Beaune. On se rend compte que Saint-Romain-le-Haut est situé sur un éperon calcaire au milieu d’un bel hémicycle de falaises.

Après la guerre de Cent ans, les paysans reviennent et trouvent des maisons en ruine. Ils n’ont pas le courage de tout reconstruire et vivent dans des habitations de fortune. Le sort frappera encore puisque la peste et la famine les toucheront en 1431. Conséquence, beaucoup de villageois meurent et un tiers des vignes disparait.

À la fin du Moyen Âge, l’église paroissiale est transférée de l’enceinte du château à l’emplacement de la chapelle d’un prieuré roman clunisien, au cœur du village haut.

À la révolution, le village prend le nom de Belle-Roche et cette période fera le bonheur des villageois qui reconstruiront leur maison grâce aux pierres du château, transformé en immense carrière. Mais le phylloxéra décimera la population qui périra de moitié au XIXe siècle.

Le vignoble classé Côte de Beaune depuis 1947 constitue un des principaux atouts économiques du village où sont installés une dizaine de domaines.

 

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